Quand Delatour copie de la Tour…

13/03/2018

 

Le 13 mars 1593 naissait le célèbre peintre lorrain, Georges de la Tour. Aimant beaucoup peindre, je me suis amusée à reproduire son « Joseph charpentier » il y a une trentaine d’années à partir d’un magazine, en prenant soin de lui donner les dimensions de la toile originale que l’on peut admirer au musée du Louvre à Paris.

 

 

Lorsque longtemps plus tard j’ai enfin eu l’occasion de contempler cette œuvre (voir photo ci-contre), quelle n’a pas été ma déception de constater que la tonalité générale n’était pas la bonne, la mienne étant beaucoup plus rouge et vive, comme l’était mon modèle.

 

Mais bon ! Le tableau original date de 1643 ! Lorsque le mien aura à son tour 375 ans, peut-être le temps l’aura-t-il également patiné ?

 

 

 

 

L'histoire

Après son mariage en 1617, Georges de la Tour commença une carrière brillante sous le règne d’Henri II de Lorraine, sans toutefois devenir son peintre officiel, puis le jeune couple s’installa à la cour du château de Lunéville. Mais à partir de 1633, la Lorraine étant victime des destructions de la guerre de Trente ans, la famille de la Tour dut se réfugier à Nancy. En 1639, Georges devint « peintre ordinaire » du roi Louis XIII et un logement lui fut attribué au Louvre en attendant la reconstruction de sa maison de Lunéville.

 

Après sa mort en 1652, Georges de La Tour sombra dans l’oubli, et ses œuvres furent dispersées. N’étant la plupart du temps pas signées, celles-ci seront même attribuées à d’autres peintres.

 

Il faudra attendre 1915 pour qu’un historien d’art allemand, Hermann Voss, le redécouvre et lui redonne sa juste place parmi les plus grands peintres français du 17ème siècle. Depuis, les études sur son œuvre se sont multipliées et ont permis d’identifier une centaine de ses toiles.

 

 

Georges de la Tour est particulièrement célèbre pour les effets de clair-obscur de ses scènes nocturnes, le plus souvent éclairées d’une simple chandelle. 

 

Plusieurs écrivains consacreront des essais à cette peinture hors du commun. Dans « Les Voix du silence », ouvrage publié en 1951, André Malraux exprime sa fascination devant une telle maîtrise de la lumière. Charles Juliet quant à lui, avouera dans l’article « Peintre des lueurs », paru dans le hors-série de Télérama consacré à Georges de La Tour en‎ 1998, que son cheminement spirituel se nourrit de « cette peinture qui revêt un mystère, une sorte de sacralité mystique ».

 

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