Victor Hugo, un poète grandiose...

22/05/2018

 

C’est un 22 mai que Victor Hugo nous quitta, âgé de 83 ans, en 1885. A la fois écrivain, poète, mais aussi dramaturge, dessinateur et bien sûr homme politique, il a joué un rôle important dans l’histoire du 19ème siècle. Mais c'est surtout pour ses poésies si profondes et émouvantes que je l'aime.

 

Voici quelques citations parmi mes préférées, toutes plus belles les unes que les autres :

 

Vous voulez la paix : créez l'amour.

 

L'art, c'est le reflet que renvoie l'âme humaine éblouie de la splendeur du beau.

 

Si tu savais combien je t'aime, combien tu es nécessaire à ma vie,

tu n'oserais pas t'absenter un seul moment, tu resterais toujours auprès de moi, ton cœur contre mon cœur, ton âme contre mon âme.

 

Il suffit d'un sourire pour que l'âme entre dans le palais des rêves.

 

Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.

 

Aimer ou avoir aimé, cela suffit. Ne demandez rien ensuite.

On n'a pas d'autre perle à trouver dans les plis ténébreux de la vie.

Aimer est un accomplissement.

 

Celui qui ouvre une porte d'école, ferme une prison.

 

La joie est la chaleur que jette dans les âmes

Cette clarté d’en haut qu’on nomme Vérité. 

 

Aimer, c'est sentir toute la nature vivre en son cœur. 

 

Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
La contemplation m’emplit le cœur d’amour. 

 

Sa vie :

 

Il épouse en 1822 son amie d’enfance Adèle qui lui donnera cinq enfants. Il accède à l'Académie française en 1841. Mais le 4 septembre 1843, sa fille Léopoldine meurt tragiquement. La douleur lui inspirera de bouleversants poèmes comme « Demain, dès l'aube… » ou encore « Elle avait pris ce pli… ». Dès lors et jusqu'à son exil, Victor Hugo ne produira plus aucun roman ni poème.

 

Il nous laisse toutefois une œuvre immense, depuis ses compositions théâtrales, comme Lucrèce Borgia ou Le Roi s'amuse, ses poésies, dont Les Contemplations, Les Châtiments ou La Légende des siècles, ses romans, notamment Notre-Dame de Paris et Les Misérables, et ses discours politiques sur la peine de mort, l’école, l’Europe…

 

Personnage emblématique du 19ème siècle, Victor Hugo fut honoré par des funérailles nationales. Son corps repose au Panthéon à Paris.

 

Quelques extraits des Contemplations :

 

Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin ;
Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère.


Elle entrait, et disait : Bonjour, mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.


Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon œuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.


Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c'était un esprit avant d'être une femme.
Son regard reflétait la clarté de son âme…

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour sera pour moi comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Heureux l'homme, occupé de l'éternel destin,

Qui, tel qu'un voyageur qui part de grand matin,
Se réveille, l'esprit rempli de rêverie,
Et dès l'aube du jour se met à lire et prie !


A mesure qu'il lit, le jour vient lentement
Et se fait dans son âme ainsi qu'au firmament.
Il voit distinctement, à cette clarté blême, 
Des choses dans sa chambre et d'autres en lui-même.


Tout dort dans la maison ; il est seul, il le croit,
Derrière lui, tandis que l'extase l'enivre, 
Les anges souriants se penchent sur son livre.

 

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