L’éducation, un des grands défis du 3ème millénaire

12/06/2018

 

Docteur ès Sciences, Directeur de la Prospective et de l’Évaluation de la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette, Joël de Rosnay qui fête aujourd'hui ses 81 ans, fut également, entre autres, chercheur et enseignant au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et Attaché scientifique auprès de l'Ambassade de France aux Etats-Unis.

 

Passionné par les technologies avancées, il est également auteur de plusieurs ouvrages qui lui valurent notamment le Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques en 1975, le Grand Prix de la littérature Micro-informatique Grand Public en 1985 et le Prix de l'Information Scientifique 1990 de l'Académie des Sciences.  

.  

Je le rejoins complètement dans sa conscience aiguë de l’importance de l’enseignement : « L’éducation est au centre de toutes les stratégies de construction de l’avenir. C'est un enjeu mondial, un des grands défis du troisième millénaire ». 

 

Son analyse percutante de notre enseignement actuel me semble très juste : « Plutôt que d’essayer de donner aux gens le sens de la vie en leur donnant des outils pour apprendre à apprendre, on leur remplit la mémoire d’une quantité d’éléments analytiques séparés les uns des autres que l’on a beaucoup de mal à reconstruire dans sa vie ».

 

Aussi prône-t-il une méthode très novatrice, la coéducation transgénérationnelle, forme d’enseignement où les plus anciens aident les plus jeunes à contextualiser sous un angle économique, politique, culturel, géopolitique voire spirituel, l’information qu’ils reçoivent, et où les plus jeunes enseignent aux plus anciens les technologies nouvelles, du numérique notamment.

Une sorte de renversement de l’éducation, déjà testé au « Carrefour numérique » et au « Learning center » à la Cité des sciences et de l’Industrie à Paris.

 

Extraits de son livre "Je cherche à comprendre" :

 

"Arrivé à un stade de ma vie qui m’engage à prendre du recul, je voudrais témoigner dans ce livre d’un certain sentiment de spiritualité, qui a émergé de mes recherches pour comprendre l’ordre caché des choses et le sens secret de la nature. Ce sentiment est né d’un émerveillement et d’une révélation sur la simplicité des codes naturels qui conduisent au jaillissement, dans l’espace et dans le temps, de formes d’une extrême diversité et d’une grande beauté".

 

"Tout l'enjeu aujourd'hui consiste à devenir ENCORE PLUS HUMAIN, et non à se transformer soi-même en un super robot immortel et supra-intelligent. C'est cela que j'appelle l'hyperhumanisme : le développement dans le cerveau de l'homme de capacités aujourd'hui inhibées par la routine quotidienne, le travail et la pensée machinale. Ce qui est "machinal" doit pouvoir être fait par les machines, de façon à libérer dans notre cerveau des dimensions inexplorées.

 

Le plus important, à mes yeux, dans le futur de l'hyperhumanisme, c'est d'être capable de créer sa vie AVEC les autres. La vie est une œuvre de création : on peut se glisser dans la vie, se laisser porter par les événements, subir le futur ou, au contraire, contribuer collectivement à créer l'avenir. Car l'avenir ne survient pas. Il n'arrive pas. Il est tel que nous le ferons, tel que nous le créerons, il est ce à quoi nous contribuerons. Il commence par la création de sa propre vie en lui donnant du sens, ainsi qu'à celle des autres, par la transmission, l'échange, le partage.

 

Pour assurer la bonne santé d'Internet, il faudra concilier des valeurs qui engendrent la solidarité, l'échange, le partage, le respect mutuel dans la construction du monde de demain. Un monde, souhaitons-le, plus empathique et moins compétitif que celui d'aujourd'hui, sur lequel pèsent de lourdes menaces. Je suis conscient que passer des rapports de force aux rapports de flux, des valeurs guerrières aux valeurs solidaires, est un grand défi qui n'est pas gagné d'avance".

 

 

Extraits de son livre "Le macrocosme" :

 

"Le temps fuit a des vitesses différentes aux âges de la vie. Les années passent lentement quand on est jeune et de plus en plus rapidement tandis que l'on vieillit. Chacun fait cette expérience au cours de sa vie: le vieillard voit l'enfant changer constamment, mais, pour celui-ci, les vieux restent toujours les mêmes.


Pourtant, en dépit de cette observation, confirmée par les données biologiques, la journée de travail d'un enfant est presque égale à celle d'un adulte. Les heures pèsent plus lourd pour un enfant. S'il est correctement motivé, il apprend plus vite que l'adulte. Or il passe des heures enfermé dans un univers qui lui paraît appauvri par rapport à celui du monde extérieur".

 

Extrait de son livre "L’aventure du vivant" :

 

"Pour comprendre la vie, il faut pénétrer le cœur de la vie. La cellule est mystérieusement planète dans l'univers de l'infiniment petit..."

 

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