Yvonne-Aimée de Malestroit, mettre de la joie partout…

16/07/2018

 

Née le 16 juillet 1901 en Mayenne, la petite Yvonne Beauvais manifeste, très jeune, une ardente dévotion envers la Sainte Vierge et une recherche passionnée de Jésus dans les pauvres. A l’occasion de sa Première Communion 1er janvier 1911, alors qu’elle n’a que 9 ans, elle écrit le pacte d’amour qui lui servira de guide tout au long de sa vie, et ne sera découvert qu’après sa mort :

 

« Ô mon petit Jésus, je me donne à Toi entièrement et pour toujours. Je ferai toujours ce que Tu voudras. Je ferai tout ce que Tu me diras de faire. Je ne vivrai que pour Toi, je travaillerai en silence et si Tu le veux, je souffrirai beaucoup en silence. Je Te supplie de me faire devenir sainte, une très grande sainte – une martyre. Fais-moi être fidèle toujours. Je veux sauver beaucoup d’âmes et T’aimer plus que tout le monde, mais je veux aussi être toute petite afin de Te donner plus de gloire. Je veux Te posséder, mon petit Jésus, Te rayonner. Je veux n’être qu’à Toi, mais je veux surtout Ta Volonté ».

 

En 1921, âgée de 20 ans, Yvonne est une jolie jeune fille, rayonnante, artiste, toujours prête à rendre service. Elle met de la joie partout, que ce soit dans les salons où elle est invitée ou dans l’humble demeure de ses amis les pauvres. Pour elle, être joyeuse, c’est être charitable. « Je mettrai un sourire sur mes lèvres, et saurai l'y fixer en pensant à Vous, mon Jésus. Je vous prendrai des âmes tout en dégustant... une tasse de thé », écrit-elle.

 

En 1922, Yvonne tombe malade, et par une circonstance inattendue, est amenée à terminer sa convalescence à Malestroit, dans une petite clinique du Morbihan tenue par des religieuses Augustines Hospitalières.

 

C’est alors que commencent à se manifester des phénomènes extraordinaires, mais tenus secrets, l’appelant à une vie de réparation. Yvonne demeure, pour son entourage, la jeune fille souriante et dévouée, mais sa prière intime est désormais « Ô Jésus, je me livre pleinement à vos mystérieuses opérations dans mon âme ». C’est de cette période que date aussi son oraison bien connue « Ô Jésus, Roi d’Amour, j’ai confiance en Votre Miséricordieuse Bonté ». 

 

Une fois sa convalescence terminée, elle continue à mener cette vie intime exigeante au milieu du monde mais à l’insu de tous, jusqu’en 1927, avant de revenir à Malestroit où elle devient religieuse, sous le nom de sœur Yvonne-Aimée de Jésus.

 

Le petit monastère de Malestroit, jusque-là très modeste, commence à voir affluer les novices. Yvonne est chargée de leur formation. Avec son charme naturel, sa douceur et sa patience, avec en plus le don de lire dans les cœurs, la jeune Maîtresse des novices est très appréciée des postulantes.

 

Malgré une santé de plus en plus délabrée, victime de fièvres constantes, Yvonne mène une activité débordante et rayonne de force et de bonté. Mais l’essentiel est invisible aux yeux. Les phénomènes mystiques se multiplient, connus seulement de son confesseur qui lui ordonne d’écrire ce qui se passe en elle, notamment ses prémonitions qui paraissent alors insolites.

 

Pendant la guerre, elle redouble d’ingéniosité pour accueillir et soigner, dans la clinique de Malestroit, aussi bien des blessés allemands que des résistants français. Une attitude héroïque qui lui vaudra de recevoir, le 24 juin 1945, la Croix de guerre avec palme et le 22 juillet, la Légion d'honneur des mains mêmes du Général de Gaulle, pour les secours apportés aux soldats alliés et résistants. L’année suivante, ce sont la médaille de la Résistance et la médaille de la Reconnaissance française qui lui sont décernées. Ses prémonitions se révèlent justes…

 

Alors qu’elle n’a que 34 ans, elle est élue Supérieure de la Communauté. En 1946, elle fonde la Fédération des monastères d'Augustines et en est élue première Supérieure Générale. Le 7 août 1949, la clinique de Malestroit reçoit à son tour la Croix de guerre.

 

Malgré son pauvre corps douloureux, Yvonne envisage de rendre visite à sa Communauté d’Afrique du Sud. Mais, la veille de son départ, le 3 février 1951, elle meurt victime d’une hémorragie cérébrale, à l’âge de 49 ans.

 

Après sa mort, les miracles qui lui sont attribués se multiplient. En 1957, son corps est exhumé et retrouvé intact. Compte-tenu de la sainteté de toute sa vie, et malgré l’extrême prudence de l’Eglise devant les phénomènes mystiques, son procès de béatification est en cours.

 

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